Mahler 4, Nesterowicz debut avec le Tonhalle-Orchester

Michal Nesterovicz à fais son concert de début avec le Tonhalle-Orchester Zürich ce soir en commencant avec une oeuvre de son compatriote Witold Lutoslawski. Il s'agissait de Chantefleurs et chantefables pour laquelle la soprano Olga Pasichnyk s'est joliment distinguée.

Evidemment Lutoslawski ce n'est pas facilement abordable et n'ayant jamais entendu l'oeuvre j'ai eu un peu de peine à apprécier, mais j'ai bien reconnu le syle du compositeur polonais le plus brillant, à mon avis, après Chopin. On en est biensûr très loin mais je fais partie de ceux qui diraient qu'il ne faut jamais hésiter à aller écouter une oeuvre de lui.

Ceci dit en passant, j'ai déjà parlé par le passé du concerto pour piano, que je suis allé écouter au Tonhalle, avec Krystian Zimerman au piano et le même orchestre, qui est génial et que je recommande à tout le monde d'apprendre par coeur.

Après la pause: la 4e Symphonie de Gustav Mahler. C'était la première de la saison, il y aura encore la 1,2,5 et 9 au Tonhalle de Zürich cette saison pour mon plus grand bonheur. La 4 est sans doute la plus connue avec ces clochettes au début qui font penser à un traineau avançant dans la neige. Comme souvent chez Mahler on passe de l'extrème tragique à la naïveté enfantine en quelques secondes et puis tout ça se mélange avec d'autres états d'âmes profonds ne laissant pas le public une seule seconde dans l'ennui.

Il est bien évidemment clair que Mahler est un dieu de l'orchestration, on s'en rend compte à chaque fois qu'on écoute une Symphonie. Nesterovicz est plustôt du genre mesuré et calme contrairement à Bernstein par exemple qui est en train de mourrir à chaque note avec son orchestre qui le suit, sans avoir le choix, dans la mort, d'épuisement. J'ai personellement une préférence pour ce Mahler là mais j'ai été quand-même agréablement surpris de la sensation de calme qu'à fait ressortir Nesterovicz de cette symphonie, terminant le dernier mouvement avec la soprano par un silence qui aurait pu durer une étérnité.

Aucun commentaire: