Verdi, Otello, Zürich, 16 octobre 2013

Je dois dire honnêtement que j'ai été moins transcendé par Otello que le Rigoletto de Verdi. Il faut dire aussi que je ne l'avais jamais entendu et ne connaissait que très sommairement l'histoire. Ca change forcément tout. Connaissant Rigoletto presque par coeur j'ai eu beaucoup plus de plaisir à l'écouter et connaissant bien l'histoire je pouvais suivre tout sans difficulté. Comme quoi l'Opéra, comme la musique en général, on apprend à l'aimer, ça ne vient pas de soi.

Mais peu importe, j'ai quand même bien apprécié cet opéra et j'étais ravi de le découvrir. La mise en scène par exemple m'a beaucoup plus plu que celle de Rigoletto qui était pour ainsi dire absente. N'étant pas un fan des mises en scènes conceptuelles avec une scène vide, j'ai apprécié un peu plus celle de Otello tout simplement parcequ'il se passait un peu plus de choses sur scène, il y avait plus de décors et donc plus à voir.

Otello est un des derniers opéras de Verdi et j'ai trouvé que son écriture se rapproche beaucoup plus de celle de Wagner que Rigoletto par exemple, qui, comme La Traviata, s'inscrit encore dans un style que l'on pourrait qualifier de plus leger, contrairement à celui d'Otello que je qualifierais par opposition de plus lourd, les voix d'hommes et les choeurs y étant bien plus présents..

Le début du quatrième acte m'a particulièrement enchanté. Plus précisément les trois airs que chante Desdemona, qu'incarnait magnifiquement  Maria Agresta. La chanson du saule et l'Ave Maria ont retenu mon attention et ma respiration pour un long et beau moment, sommet de l'opéra avant de terminer tragiquement, comme très souvent chez Verdi et Shakespeare.

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