Philippe Jordan et François-Frédéric Guy se retrouvent à Zürich

Trois oeuvres passionnantes des trois grands génies des années 1830 - 40 par deux musiciens de talent:

La nuit sur le mont Chauve de Moussorgski, oeuvre pleine d'images de sorcières, de démons, de Satan, donne la chair de poule dès ses premières notes. Les images de Fantasia me sont toujours resté depuis ma jeunesse, ayant découvert alors le compositeur russe avec un mélange de peur et de fascination pour son oeuvre diaboliquement puissante.

Né en France en 1835, quatre ans avant Moussorgski et cinq ans avant Tchaikovski, Saint-Saens et son concerto no.5 m'ont également enchanté sous les doigts du pianiste français François-frédéric Guy que je connaissait déjà par ses enregistrements des sonates de Beethoven. Ce concerto porte le titre d'Egyptien et est truffé d'harmonies évoquant la culture de ce pays d'Afrique du Nord. Les sons que Saint-Seans fait sortir du piano dans le mouvement lent sont totalement nouveaux, donnant parfois l'impression qu'un autre instrument joue au lieu du piano. En bis nous avons eu droit à un prélude de Debussy, feux d'artifice, prouvant encore l'aisance du pianiste français dans ce répertoire tout autant que dans Beethoven.

Le chef zürichois Philippe Jordan, qui dirige l'Opéra de Paris, à terminé ce concert en beauté par la 6e symphonie de Tchaikovsky. On retrouve dans chaque mouvement de cette symphonie le caractère typique de l'âme slave, les grands froids et rudes hivers russes autant que le caractère et le vécu de Tchaikovsky, père de la musique russe et rhapsode de son pays. Le troisième mouvement en particulier, Allegro molto vivace, à enthousiasmé le public tout autant que la fin du dernier mouvement terminant décreschendo laissant ainsi place au silence que le public à observé pendant un long moment, le temps de se remettre des émotions de cette ouevre gigantesque.

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