Forellenquintett Ballett Zürich

Voici donc la deuxième fois que je vais voir un Ballet à Zürich: la première de Forellenquintett par le Ballet de Zürich. La premier fois c'était le Woyzeck de Spuck qui m'avait énormément plu. Le rôle pricipal était dansé par Jan Casier qui m'avait très impressionné et qui ceci dit en passant est un compatriote belge.

Le premier ballet, A-Life, du chorégraphe Douglas Lee, était assez moderne et très technique. Ce qui pour moi n'est pas un défault, j'ai beaucoup apprécié, le thème "artificial life" était merveilleusement reproduit sur scène faisant bien penser a des êtres du futur presque asexué.

La musique, à un moment précis, s'est intensifiée par des sons stridents aux cordes suivi par les mouvements des danseurs décuplant ainsi l'effet sonore par du visuel, j'en avais des frissons.

Je ne suis pas particulièrement nationaliste mais je dois dire honnêtement que je suis assez fière qu'on ait au Ballet de Zürich trois belges. Jan Casier que j'ai déjà cité plus haut, Mélissa Ligurgo qui a superbement dansé dans A-Life et surtout notre très chère Eva Dewaele (sur la photo) qui est aussi Ballettmeisterin, et que j'ai eu le plaisir de voir danser dans les deux ballets suivants.

Wings of Wax du chorégraphe Jiri Kylian, illustre le mythe d'Icare: ignorant la mise en garde de son père il veut se rapprocher du soleil avec des ailes qu'il s'est fabriqué lui-même, qu'il s'est fixé avec de la cire qui fond à cause de la trop grande chaleur du soleil le faisant ainsi se noyer dans l'océan. Le magnifique tableau "La chute d'Icare" de Bruegel l'ancien (encore un belge...sans doute en hommage à Eva...) était en illustration dans le programme.

Sur des musiques de Biber, Bach, Cage et Glass ont dansé avec une élégance infinie et une beauté absolue les duos Dewaele-Gurfein, Han-Chen, Kapitonova-Portugal et Wünsche-Casier. Ma partie préférée était, sans doute à cause de la musique, celle avec une variation des Golberg de Bach.

Le thème pricipal des ces trois ballets était La Truite. Les chorégraphes ont d'ailleurs intégrés dans tous les ballets des mouvement rappelant ceux du poisson. Pour le dernier ballet, le quintet "La truite" de Schubert était joué live et chorégraphié par Martin Schläpfer.

Les costumes étaient colorés, rappelant ainsi également le poisson, l'humour était omniprésent, une foule de détails amusants ont captivé mon esprit. Suivant les différents mouvements du quintet se sont alternés des passages lents et d'autres rapides, presque hystériques, demandant de la part des danseurs une maîtrise extrème de leur coprs. Tout cela m'a beaucoup impressionné et mon deuxième ballet zürichois m'ayant énormément plu j'attends avec impatience le suivant.

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