Krystian Zimerman

Rien à voir avec Zürich si ce n'est que ce merveilleux pianiste, celui que j'admire le plus parmi les legendes vivantes, s'y produit, à mon grand bonheure, régulièrement.

Ici une de ses dernières et rares vidéos, jouant ma sonate de prédilection de façon indescriptible: c'est tout simplement un miracle d'équilibre, de bon sens, de simplicité et de spontanéité en même temps.



Sleeping Beauty de Mats Ek

Yen Han. Photo: Bettina Stöss
Jamais deux sans trois, Sleeping Beauty du chorégraphe Mats Ek était donc mon troisième ballet à Zürich. Toujours autant enthousiaste de l'inventivité, la créativité, l'humour et la recherche des excès des chorégraphes actuels.

Le rôle principal, celui de la princesse Aurore, était dansé par la soliste Yen Han. Cette femme assez frêle, fine et très élégante, qui n'a l'air de rien de premier abord est douée d'un force d'expression hallucinante. La vitesse, la précision et la portée de ses mouvements ont totalement capté mon attention dès qu'elle apparaissait sur scène.

Mais le ballet à en réalité commencé par un duo que j'ai adoré: Mélanie Borel tenait le rôle de la Reine Sylvia et Filipe Portugal, que je trouve très élégant, fin et subtil ainsi que bon acteur, le rôle du Roi Florestan.

Autre trio qui s'est étendu à un quatuor est celui, très comique, truffé de pointes d'humour, des quatre fées. Ayant chacune un caractère bien marqué et caricaturé elles ont jouée le jeux avec beaucoup d'enthousiasme. Juliette Brunner, la fée d'or, très élégante et subtile. Galina Mihaylova, la fée émeraude, naturelle et fraîche. Irmina Kopaczynska, la fée argent, directe et franche. Et l'italienne Giulia Tonelli, la fée rubis, aguichante et provocatrice

Eva Dewaele quand à elle tenait le rôle tout aussi humoristique de la grand-mère qui nous apparaît d'abord comme une petite vielle recroquevillée sur elle même et capable seulement de peu de mouvements quand soudainement elle nous fait une série de sauts et de cabrioles en l'air, se défendant de Carabosse (dansé par le très talentueux arménien Arman Grygorian) qui lui fait faire une roue et finit par se prendre son sac dans la tête. Un peu plus tard surviennent même une quirielle de grands-mères, portant toutes le même costume très amusant et superbement dessiné, dans une chorégrafie endiablée.

Les détails des décors et objets divers amenés sur scène étaient aussi très originals comme cette petite voiture grotesque que conduisent le couple royal au début et plus tard la Princesse et Carabosse. Le ballet avait commencé par la Reine accouchant d'un oeuf blanc, évoquant ainsi la venue au monde de la Pricesse Aurore. Celle-ci accouche à son tour, à la fin du ballet, d'un oeuf mauve, couleur que portait Carabosse...


Gidon Kremer au Tonhalle avec Beethoven

Je connais Gidon Kremer du fait qu'il ait eut un prix au Concours Reine Elisabeth en Belgique. Il est né à Riga comme ma grand-mère paternelle et est un élève de David Oistrack qui est un des grands violonistes russes que l'on admire tous.

Gidon Kremer n'étais pas venu jouer au Tonhalle de Zürich depuis 25 ans. Le public zürichois à donc eu le privilège immense de revoir cet artiste hors du commun venir jouer le concerto de Beethoven pour violon, qui est un des plus longs et difficiles du répertoire. Hors du commun dans le sens ou, en plus d'être un intérprète de référence du répertoire classique, il s'est très souvent aventuré dans d'autres styles de musiques comme la musique contemporaine, les tangos de Piazzolla etc, et à fondé son ensemble contemporain portant le nom de Kremerata avec lequel il à fait de nombreux concerts durant beaucoup d'années.

Les cadences du concerto étaient de la composition de Kremer lui-même, s'étant inspiré de la cadence que Beethoven a écrit pour sa version piano du concerto. Les tymbales et quelques instrument à vent y jouent leur rôle également et je dois dire que l'ensemble était plutôt surprenant. Et puis comme bis il nous à sorti un morceau pour violon solo d'un compositeur issu de Kiev, dont je n'ai malheureusement pas compris le nom, en hommage aux horreurs qui s'y passent en ce moment.

Deuxième partie du programme était la 4e et dernière sysmphonie de Brahms par David Zinman et son orchestre du Tonhalle de Zürich. Cette symphonie n'est pas façile d'accès et n'a d'ailleurs reçu qu'un accueil mitigé lors de sa création, mais Brahms n'est pas un compositeur qui se laisse approcher façilement, même quand on est un musicien professionel. Par contre une fois qu'on à attrappé le virus on ne peut plus s'en défaire et ça devient alors la musique la plus géniale au monde.

Pour terminer je me dois dire dire qu'un coffret est sorti il y a peu de temps rassemblant tout les enregistrements que l'Orchestre du Tonhalle de Zürich à fait, soit près de 60 disques je crois et est disponible au Tonhalle. Il rassemble plusieurs intégrales de symphonies dont celles de Mahler, Brahms, Beethoven, Dvorak etc.