Sleeping Beauty de Mats Ek

Yen Han. Photo: Bettina Stöss
Jamais deux sans trois, Sleeping Beauty du chorégraphe Mats Ek était donc mon troisième ballet à Zürich. Toujours autant enthousiaste de l'inventivité, la créativité, l'humour et la recherche des excès des chorégraphes actuels.

Le rôle principal, celui de la princesse Aurore, était dansé par la soliste Yen Han. Cette femme assez frêle, fine et très élégante, qui n'a l'air de rien de premier abord est douée d'un force d'expression hallucinante. La vitesse, la précision et la portée de ses mouvements ont totalement capté mon attention dès qu'elle apparaissait sur scène.

Mais le ballet à en réalité commencé par un duo que j'ai adoré: Mélanie Borel tenait le rôle de la Reine Sylvia et Filipe Portugal, que je trouve très élégant, fin et subtil ainsi que bon acteur, le rôle du Roi Florestan.

Autre trio qui s'est étendu à un quatuor est celui, très comique, truffé de pointes d'humour, des quatre fées. Ayant chacune un caractère bien marqué et caricaturé elles ont jouée le jeux avec beaucoup d'enthousiasme. Juliette Brunner, la fée d'or, très élégante et subtile. Galina Mihaylova, la fée émeraude, naturelle et fraîche. Irmina Kopaczynska, la fée argent, directe et franche. Et l'italienne Giulia Tonelli, la fée rubis, aguichante et provocatrice

Eva Dewaele quand à elle tenait le rôle tout aussi humoristique de la grand-mère qui nous apparaît d'abord comme une petite vielle recroquevillée sur elle même et capable seulement de peu de mouvements quand soudainement elle nous fait une série de sauts et de cabrioles en l'air, se défendant de Carabosse (dansé par le très talentueux arménien Arman Grygorian) qui lui fait faire une roue et finit par se prendre son sac dans la tête. Un peu plus tard surviennent même une quirielle de grands-mères, portant toutes le même costume très amusant et superbement dessiné, dans une chorégrafie endiablée.

Les détails des décors et objets divers amenés sur scène étaient aussi très originals comme cette petite voiture grotesque que conduisent le couple royal au début et plus tard la Princesse et Carabosse. Le ballet avait commencé par la Reine accouchant d'un oeuf blanc, évoquant ainsi la venue au monde de la Pricesse Aurore. Celle-ci accouche à son tour, à la fin du ballet, d'un oeuf mauve, couleur que portait Carabosse...


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