Falstaff avec Bryn Terfel à Zürich

Pour commencer l'année avec un peu d'humour et de bonne humeur, rien de mieux que le dernier opéra du vieux Verdi de 80 ans: Falstaff! En plus le rôle de Sir John Falstaff est tenu par le grand Bryn Terfel. Cet homme est grand autant de stature que par sa renommée et son talent. Ce rôle lui va comme un gand. On pourrait croire qu'il est tout simplement lui-même sur scène, dans ce rôle comique du noble imbu de sa personne et un peu naïf.

Je suis souvent déçu par les voix de basses trop approximatives et chargées de vibrato, ce qui n'était pas le cas chez Bryn, qui à une maîtrise telle qu'on en oublie qu'il chante et qu'il y a une technique derrière tout ça. On peut vraiment dire que c'était parfait.

L'opéra commence sur les châpeaux de roues: entrée de l'orchestre et des voix directement sans prélude. On a le personnage principale dès le début et on entre tout de suite dans le coeur de l'histoire. Je note au passage la belle mise en scène et les costumes qui étaient très plaisants.

Ceux qui, comme moi,  s'intéressent aux opéras de Wagner et Verdi et qui ne connaissaient pas Falstaff, auront peut-être eu également l'impression que la musique et la façon de traiter les voies et de les marier avec l'orchestre se rapprochait de Wagner. Bien qu'il n'y ait pas d'utilisation de la technique du leitmotiv comme chez Wagner il n'y a pas vraiment eu non plus de grandes mélodies romantiques comme Verdi l'a fait plus souvent auparavant dans Traviata ou Rigoletto par exemple.

Dans Falstaff tout va très vite, il y a beaucoup de texte, parfois beaucoup de voies en même temps et même des fugues. Tout ça en fait un opéra très amusant, comique, dense, inventif, novateur et signe de façon magistrale la dernière oeuvre du grand maître pour terminer sa carrière.

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