Die entführung aus dem serail von Mozart

Voilà, j'ai enfin vu en vrai cet opéra de Mozart que je connais pourtant depuis longtemps et dont j'avais vu des épisodes dans le film Amadeus. L'enlèvement au sérail devrait se passer en Turquie, qui était le sujet à la mode à cette époque et qui inspira également la marche turque de sa 11e sonate pour piano et son 5e concerto pour violon, mais était transposé ici dans un restaurant à notre époque et en Europe.

J'étais très heureux de retrouver le ténor et super star Pavol Breslik dans le rôle de Belmonte. Les rôles classique lui vont vraiment bien, et sa prestance sur scène est toujours aussi charismatique.

Mais pour une fois depuis que je suis à Zürich je dois dire que j'ai été un peu décu par le reste, sauf de Sam Louwyck dans le rôle de Bassa Selim qui était exceptionnel aussi. En effet l'orchestre était plutôt lent et peu energique, les décors étaient bien mais en ce qui concerne la mise en scène on sentait trop cette envie de faire quelquechose de spéciale et finallement c'était trop et pas claire. Les autres chanteurs ne m'ont pas vraiment touchés non plus, l'action était plate, trop statique à mon goût, je me suis vraiment souvent ennuyé dans cet opéra qui n'est pourtant pas très long.

Enfin le problème aussi est qu'on est habitué à un niveau tellement haut à Zürich qu'on devient un peu blasé. C'était quand même une représentation de haut niveau.

Ballets Petruschka et Le Sacre du printemps à Zürich

J'ai appellé mon denier chat Petruschka car je trouvais le nom très russe, exotique, amusant. Sans jamais avoir vu le ballet je connaissait pourtant bien la musique de Strawinsky.

Dans une chorégraphie sobre, sans décors ni costumes de Marco Goecke, Petruschka était assez captivant, avec des gestes rapides et très diversifiés, très fin, expressifs, passants par des jeux en duo puis des danses de groupes, ça illustrait très bien la musique et parfois pas du tout ce qui fait qu'on se demande sans arrêt plein de choses en regardant, on est surpris, choqué, étonné, on rigole, on sourit, on cherche à comprendre, bref on reste sans arrêt captivé finallement et à la fin on croit avoir compris une histoire mais ce n'est sûrement pas la même que notre voisin, l'art c'est parfois ça aussi.

Je préfère quand même de loin la musique de Le Sacre du printemps, plus forte, plus originale, plus brutale et extrème, mais je ne pouvais pas appeler mon chat Sacre... Cette musique dont le difficile début au basson, la polyrythmie et les accents sur des temps faibles puis forts, sont célèbres pour leur complexité, force et difficulté d'exécution. Il en va sûrement de même pour les danseurs et le chorégraphe, ici Edward Clug. L'ambiance était plus macabre, plus de groupes, des effets avec de l'eau sur le sol et sous forme de pluie, une histoire assez claire par contre, une agressivité évidente aussi, des danseurs incroyables, des corps presque comme des machines, souples, forts. Je ne suis pas déçu de ma première du Sacre.

Et bravo à l'orchestre et au chef pour le Sacre qui est un vrai défi à jouer et diriger!

Mozart Figaro Zürich

Julie Fuchs - Zürich Opernhaus
J'étais content de réentendre notre Julie Fuchs même si je l'avais déjà entendu dans le même opéra et même production l'an dernier. Certains des autres rôles étaient tenus par d'autres chanteurs, ce qui change quand même pas mal de choses.

Une des voix qui m'a aussi beaucoup plu cette fois-ci était Julia Kleiter dans le rôle de La Contessa. En duo avec Julie Fuchs on pouvait bien entendre les différences et en même temps apprécier l'harmonie des deux voix.

En tous cas ce Figaro, peu importe combien de fois on le voit, est toujours aussi comique et l'histoire magnifiquement truffée d'intrigues et agréablement complexe. Ces thèmes de couples, de fidèlité, de confiance, les mal-entendus, la fierté, bref encore une fois toute la palette des émotions d'une vie humaine que l'on aime à voir devant soi, pour en rire, réaliser comme on est bien tous pareils.

J'aime toujours autant le double quatuor de la fin du deuxième acte, ou octuor. Ces huit voix qui chantent et parlent dans tous les sens ne sont pourtant jamais en concurence, tout s'harmonise et reste autant dans l'ensemble que dans le détail intelligible et beau grâce à l'exceptionel génie de Mozart.

C'est finallement fascinant de réaliser à chaque fois à nouveau comme on peut apprécier toujours plus en profondeur une oeuvre d'un grand génie sans jamais s'en lasser et tout connaître. C'est la beauté de la musique et de l'art en général. Ave Mozart.

Weber Freischütz Zürich

Totalement nouveau pour moi ce Freischütz de Carl Maria von Weber. Je connaissait les thèmes principaux grâce, une fois de plus, aux transcriptions de Liszt. Je m'attendais à un genre de Fidelio de Beethoven mais en réalité pas du tout, c'est un monde musical bien particulier et très captivant. Bien qu'assez long, on ne s'ennuie pas facilement dans cet opéra, ce qui pour moi est toujours un bon signe.

La mise en scène était elle aussi géniale, Herbert Fritsch m'avait déjà conquis pas son humour et son sens de l'absurde très amusant et divertissant dans King Arthur de Purcell. Tout bouge sans arrêt, tout est ulilisé, décors, effets, video, chorégraphies modernes et amusantes en adéquation avec la musique, la modernisant même souvent.

La voix exceptionelle de ce soir était celle qui jouait le rôle de Agathe: Lise Davidsen. Que dire?: rien, c'était incroyable. Le jeu aussi était très amusant. A ces côtés Mélissa Petit était vraiment superbe aussi. Bien que je la trouvais encore plus convaincante dans King Arthur de Purcell.

Les thèmes généraux de cet opéra sont comme très souevent l'amour, le spirituel, la tentation, la rédemption. C'est en sorte pour se les rappaler que l'on va à l'opéra, car on les vit tous au quotidien et on peut ainsi les voir un peu en perspective, sur une scène, tourné en dérision, on peut rire des faiblesses et problèmes humains pendant quelques heures.

L'Opéra est vraiment un monde fascinant pour peu que l'on s'y intéresse un peu.

Roberto Alagna à Zürich

Mon premier opéra de la saison et pas des moindres. En 2003, étant étudiant au conservatoire, je décide de louer à la médiathèque trois opéras en cd et de les écouter en suivant le livret. Le premier est la Bohème de Puccini avec Alagna. C'est le choc, dans le début, l'air "che gelida manina", je suis pétrifié par la puissante et magnifique voix de Roberto Alagna et son point d'orgue sur esperanza. Depuis je suis un grand fan et mon opéra préféré est toujours la Bohème.

Cavalliera Rusticana de Mascagni et Pagniacci de Leoncavallo sont deux petits opréas d'une heure dont j'ai toujours entendu parler. Dans Cavalliera il y a un passage orchestral magnifique que je connaissait et dans Pagliacci l'air du clown qui pleure m'était aussi bien connu par Pavarotti.

Cavalliera était assez intéressant mais je dois avouer que pour moi ce n'était rien à côté du géniale Pagliacci. Il n'y a pas une minute de "boring" dans cet opéra, les thèmes sont toujours inatendus, harmoniquement ingénieux et toujours très émouvants. Alagna à gardé son incroyable puissance, sa présance unique sur scène et une technique de chant ainsi qu'une sensibilité sublime.

C'était pour moi aussi l'occasion de découvrir Aleksandra Kurzac qui à également une présance et un magnétisme sur scène, sensuelle et capable d'un jeu intelligent elle à une voix toute aussi envoutante, douce et sombre. Le jeu avec Alagna est parfaitement complice, c'était beau à voir.

Etant un peu moins fan des derniers disques "pop" qu'Alagna à fait les dernières années j'avais un peu peur qu'il ait perdu sa magnifique voix, mais j'ai eu la confirmation ce soir que Alagna est toujours le plus grand ténor vivant et en suis plus qu'heureux. Il y a eu un ou deux imbéciles qui ont cru intelligent de huer Alagna, je pense qu'il faudrait un jour mettre ces gens la sur scène et voir comment ils se débrouillent à chanter 3h d'opéra devant plus de 1000 personnes. J'ai beaucoup aimé la réaction d'Alagna leur proposant de venir s'exprimer sur scène. J'aime cet homme!

Radu Lupu et David Zinman

Le légendaire Radu Lupu, et son petit air de ressemblance avec Brahms, était à Zürich hier soir pour jouer le 24e concerto de Mozart avec l'orchestre de Zürich et son ancien chef permanent David Zinman. J'ai souvent entendu dire que cet homme arrive à créer une bulle autour de lui quand il joue en concert. J'étais donc très curieux de voir enfin en vrai ce que cela signifie réellement. Et en effet, son entrée calme sur scène, faisant de petits pas, prenant son temps pour saluer et s'asseoir au piano, sa grande barbe et son embonpoint lui donne vraiment des airs de Brahms. Je me disais que les gens ayant vu Brahms en concert avaient eu probablement cette vision, ce qui participe au mythe.

Sa façon de jouer correspond à son attitude: il est très calme, bouge très peu, est très concentré, crée des sons magnifiques au piano ainsi que des phrases longues et contrôlées. Ce monde sonore qu'il prend le temps de former autour de lui est cette bulle dont j'avais entendu parler. Sokolov a aussi un peu ce type de jeu. Le temps semble s'arrêter quand Radu Lupu joue. Il comprend Mozart comme probablement peu de gens, c'est clair, il ne cherche pas à prouver quoi que ce soit, est simplement dans son univers, en train de recréer la musique d'un des plus grands génies de tous les temps et se dédie complètement et uniquement à cela.

En bis il à joué le 2e impromptu D935 de Schubert, tout aussi unique et magnifique.

En seconde partie il y avait la 5e symphonie de Bruckner qui dure une heure. C'était long! L'orchestre de Zürich est toujours aussi bon ainsi que David Zinman, mais très honnêtement je n'arrives pas encore à apprécier cette musique. La 7e symphonie est un peu plus facile d'accès pour moi, les autres sont encore un peu un mystère. Mais c'est quand même très impressionnant à entendre en concert à cause de l'utilisation fréquente des cuivres et de l'orchestre entier.

Romeo und Julia, Schakespeare-Prokofjew-Spuck

Romeo (William Moore) und Julia (Katja Wünsche)
Rien que le début à l'orchestre annonce déjà toute la puissance du ballet de 2h30 qui va suivre. Prokofjew construit un accord de plus en plus tendu, dissonant et fort, avec les cuivres, se résolvant qu'à moitié par la suite. Tout le ballet ne sera ensuite qu'alternance de moments au moins aussi puissants et de passages plus tendres.

C'est une des expériences musicales les plus marquantes que j'ai vécue et de loin le meilleur ballet que j'ai vu, les deux s'étant sans doute renforcés. Etant déjà un fan de l'art de notre directeur de ballet à Zürich, Christian Spuck, et chorégraphe de ce Romeo und Julia, je le reste tout autant voir plus. Je suis toujours étonné, et l'ai été encore plus cette fois-ci, quand je réalise que pendant 2h30 il n'y a que de la musique et des gens qui bougent sur cette musique et que cela suffit pour que l'on comprenne parfaitement toute une histoire complexe avec toutes les émotions qu'elle véhicule.

La musique de Prokofjew est aussi des plus géniale. Toutes les scènes de duels ou de conflits entre les deux familles ou entre deux hommes sont parfaitement amplifiées par les sons des cuivres sur des rythmes grandioses, j'en avais la chair de poule toutes les cincq minutes.

Et puis bien sûr les génies de Spuck et de Prokofjew n'étaient qu'au service du plus grand qui n'est personne d'autre que William Schakespeare dont on fêtait les 400 ans une semaine plus tôt. Les thèmes qui sont abordés et qui nous concernent tous sont immortels et personne d'autre que Schakespeare n'aurait pu mieux nous le faire sentir.

Je suis toujours très reconnaissant d'avoir la possibilité de jouir et profiter du fruit du travail de tant de talents réunis en commencant par les trois grands génies dont je viens de parler mais aussi et surtout les danseurs du Ballet qui sont exceptionels et l'orchestre qui n'a pas moins de mérite et puis il y a toute la machinerie derrière tout ça pour le décor, les costumes et tout le reste. C'est incroyable tout ce qu'il y derrière un ballet de 2h30! Miracle de notre civilisation moderne à la pointe de la perfection dans bien des domaines et en dessous de tous dans d'autres.

Je conseille aussi d'écouter la suite pour orchestre de 25 minutes que Prokofjew à fait réunissant l'essentiel de la musique qu'il a écrit pour le ballet.


Purcell - King Arthur

Ayant découvert et beaucoup aimé Alcina de Heandel en février 2014 avec Bartoli et Fuchs j'étais très curieux de découvrir un opéra de son prédécesseur anglais Purcell né 26 ans plus tôt et mort 10 ans après la naissance de ce premier qui, soit dit en passant, est né la même année que Bach et Scarlatti, soit 1685. Ce King Arthur fût d'autant plus une surprise qu'il est mi-opéra mi-théâtre. En effet une longe introduction théâtrale, donc sans chant ni musique, et de nombreuses autres interventions alternaient avec les parties d'orchestre seule, les arias et chants divers.

Bien qu'ayant eu un peu de mal au début à me faire à l'humour légèrement lourdaud et bon marché j'ai fini par adhérer et ai bien souvent souris, ris, été surpris et émerveillé. Certaines parties chantées comme "Hither this way", par Mélissa Petit dans le rôle de Philidel, m'ont complétement émerveillé, capté et fasciné. La façon de bouger, de danser, de montrer le chemin avec ses mains en bougeant son popotin en cadence, était sublime. Cette musique est même carrément obsédante, sa rythmique subtile à un effet très puissant et terriblement moderne ce qui est un aspect que je retrouve de plus en plus dans la musique baroque à mon grand étonnement et émerveillement.

Un autre air génialissime était "What power are Thou" par Nahuel di Pierro dans le rôle du Génie du froid et est tout aussi moderne et surprenant. Son inventivité rythmique et harmonique place de ce fait le baroque au dessus de bien des choses à mon grand étonnement.

Bref, je suis très impatient de vivre ma prochaine aventure baroque à Zürich.

Rigoletto -- Kelsey - Grigolo - Feola -- Zurich

Quinne Kelsey
Voila encore une boucle de bouclée: Rigoletto est le premier opéra que je suis allé voir à Zürich en 2013, et je l'ai revu ce soir avec la même mise en scène et presque les mêmes chanteurs. Je n'avais pas vraiment regardé le casting de cette soirée là jusqu'à ce que je sois sur place et que je découvre que le fameux ténor Vittorio Grigolo chante ce soir le rôle du Duc de Mantoue. J'avais découvert cette star parmi les jeunes ténors dans le film que Domingo à fait de ce même opéra.

Grigolo est un vrai ténor italien, sûr de lui, séducteur, démonstratif, dramatique, mais il faut avouer qu'il à l'atout le plus important: une voix puissante et exceptionelle. J'oserais même dire plus exceptionelle que Alagna, Domingo et sans doute rivalisant avec celle de Pavarotti. C'était une chance d'avoir pu l'entendre ce soir dans cette dernière de Rigoletto à Zürich.

Mais un autre qui m'a énormément plus est le rôle titre Rigoletto chanté par Quinn Kelsey, que j'avais déjà entendu auparavent dans un autre opéra. Quel personnage charismatique, sensible et possédant une voix parfaite également. Il a peut-être un peu souffert de la présence de Grigolo ce soir sur scène, les ténors prennent souvent plus d'importence que tout l'opéra lui-même quand ils deviennent célèbres...

Et la troisième de cette sainte trinité était Gilda chanté par Rosa Feola. Voix pour laquelle je m'étais déjà enflammé lors du premier Rigoletto de 2013. Bizarrement je n'ai pas eu cette même impression bien que m'étant fait la réflexion que c'était également de l'exceptionnel mais encore une fois je crois que l'ombre de Grigolo y était pour beaucoup. Dur monde qu'est celui de l'opéra.

Rigoletto à été écrit en 4 jours, ce qui en fait un véritable tour de force vu son niveau d'achèvement et de perfection. Saluons biensûr avant tous les autre le grand et immortel Verdi qui est à l'origine de tout ça. Victor Hugo à d'ailleurs écrit la pièce Le roi s'amuse sur laquelle est basée le livret que Verdi à utilisé. Tant de génies réunis pour nous divertir 2h, c'est incroyable, il y a des jours comme ça, on ne se rend pas bien compte de la chance que l'on a.

Klavierunterricht Zürich - Piano lessons Zurich


Privater Klavierunterricht in Zürich Seefeld mit Sebastien Dupuis
Internationaler Konzertpianist
Klavierlehrer seit 2001
Feldeggstrasse 32
8008 Zürich

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Konzertreihe das Sebastien Dupuis in Zürich organisiert:

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Liebe Grüsse und bis bald
Sebastien Dupuis



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Brahms Ein Deutsches Requiem

Cela fait une semaine que j'écoute cette oeuvre gigantesque tous les jours, lisant un tas de choses à son sujet, la découvrant toujours plus en profondeur. La deuxième partie, genre de marche funèbre, est depuis longtemps un de mes passages musicaux préférés. Il m'arrive souvent de l'écouter dans le noir chez moi le soir profitant de la qualité de ma chaine Hi-Fi qui redonne pas trop mal les basses et le grain des voix.

Mais cela reste quand même incomparable à une version live, qui était ce soir ma première de ce Requiem de Brahms avec en plus Bernard Haitink comme chef. Brahms à choisi lui-même des extraits de différents passages de la bible pour cette oeuvre qu'il voulait d'abord appeler Requiem des hommes puis finalement s'est décidé pour Requiem Allemand, rendant ainsi hommage à ses origines et exprimant son mal du pays qui devait être fraîchement ravivé par la mort de sa mère.

Après la très reposante et introductive première partie a suivi ma tant attendue deuxième. Succédant le crescendo de l'orchestre, sachant déjà que les choeurs vont entrer ensuite en force, ma tension physique et intellectuelle était déjà presque au maximum et quand les choeurs et l'orchestre ont atteint ce sommet ensemble j'ai eu cette écrasante impression d'être devant et entouré de quelque chose d'immensément plus grand et plus puissant que moi et tout le reste, ayant des larmes aux yeux, la chair de poule, un noeud à l'estomac, pétrifié, écrasé dans mon fauteuil, perdant toute sensation de réalité et ayant en même temps un sentiment de bonheur et de joie immense, c'est une expérience que je ne connais qu'en musique et qui en réalité est bien plus que cette faible description.

Dans la troisième partie s'est fait entendre le bariton Christian Gerhaher, très beau, équilibré, sublime.

La cinquième partie avec la Soprano Camilla Tilling était aussi merveilleuse, magnifique voix, texte parlant de la mère, très émouvant et touchant.

Dans la sixième reviennent quelques passages similaires aux puissants élans du deuxième et le réquiem se termine doucement avec sa septième partie laissant le public en présence d'un rêve... Standing ovation très chaleureuse!

J'ai eu peu d'expériences de concert aussi fortes. Merci Brahms, Haitink, Tilling, Gerhaher, le Tonhalle-Orchester Zürich, Zürich Sing-Akademie et Brown.