Purcell - King Arthur

Ayant découvert et beaucoup aimé Alcina de Heandel en février 2014 avec Bartoli et Fuchs j'étais très curieux de découvrir un opéra de son prédécesseur anglais Purcell né 26 ans plus tôt et mort 10 ans après la naissance de ce premier qui, soit dit en passant, est né la même année que Bach et Scarlatti, soit 1685. Ce King Arthur fût d'autant plus une surprise qu'il est mi-opéra mi-théâtre. En effet une longe introduction théâtrale, donc sans chant ni musique, et de nombreuses autres interventions alternaient avec les parties d'orchestre seule, les arias et chants divers.

Bien qu'ayant eu un peu de mal au début à me faire à l'humour légèrement lourdaud et bon marché j'ai fini par adhérer et ai bien souvent souris, ris, été surpris et émerveillé. Certaines parties chantées comme "Hither this way", par Mélissa Petit dans le rôle de Philidel, m'ont complétement émerveillé, capté et fasciné. La façon de bouger, de danser, de montrer le chemin avec ses mains en bougeant son popotin en cadence, était sublime. Cette musique est même carrément obsédante, sa rythmique subtile à un effet très puissant et terriblement moderne ce qui est un aspect que je retrouve de plus en plus dans la musique baroque à mon grand étonnement et émerveillement.

Un autre air génialissime était "What power are Thou" par Nahuel di Pierro dans le rôle du Génie du froid et est tout aussi moderne et surprenant. Son inventivité rythmique et harmonique place de ce fait le baroque au dessus de bien des choses à mon grand étonnement.

Bref, je suis très impatient de vivre ma prochaine aventure baroque à Zürich.