Ballets Petruschka et Le Sacre du printemps à Zürich

J'ai appellé mon denier chat Petruschka car je trouvais le nom très russe, exotique, amusant. Sans jamais avoir vu le ballet je connaissait pourtant bien la musique de Strawinsky.

Dans une chorégraphie sobre, sans décors ni costumes de Marco Goecke, Petruschka était assez captivant, avec des gestes rapides et très diversifiés, très fin, expressifs, passants par des jeux en duo puis des danses de groupes, ça illustrait très bien la musique et parfois pas du tout ce qui fait qu'on se demande sans arrêt plein de choses en regardant, on est surpris, choqué, étonné, on rigole, on sourit, on cherche à comprendre, bref on reste sans arrêt captivé finallement et à la fin on croit avoir compris une histoire mais ce n'est sûrement pas la même que notre voisin, l'art c'est parfois ça aussi.

Je préfère quand même de loin la musique de Le Sacre du printemps, plus forte, plus originale, plus brutale et extrème, mais je ne pouvais pas appeler mon chat Sacre... Cette musique dont le difficile début au basson, la polyrythmie et les accents sur des temps faibles puis forts, sont célèbres pour leur complexité, force et difficulté d'exécution. Il en va sûrement de même pour les danseurs et le chorégraphe, ici Edward Clug. L'ambiance était plus macabre, plus de groupes, des effets avec de l'eau sur le sol et sous forme de pluie, une histoire assez claire par contre, une agressivité évidente aussi, des danseurs incroyables, des corps presque comme des machines, souples, forts. Je ne suis pas déçu de ma première du Sacre.

Et bravo à l'orchestre et au chef pour le Sacre qui est un vrai défi à jouer et diriger!

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