Jewgeni Onegin de Tschaikowski

Premier opéra de la saison à Zurich et cette fois-ci on commence avec les russes. Musique russe, littérature russe, chanté en russe, l'histoire se passe en Russie, la totale. Belle échappée dans le monde passionné et dramatique slave.

Je ne connaissait ni la musique ni l'histoire mais les deux m'ont profondément enchanté. La musique est vraiment incroyablement dense et émotive ou dramatique. Tchaikovski et son habitude de répéter ses thèmes de nombreuses fois en font très rapidement des mélodies obsédantes qui ne vous lâchent plus et en augmentent la passion. La musique traduit et renforce aussi énormément les émotions et le cours de l'histoire qui se développe sous vos yeux. Comme Rachmaninov il utilise ses thèmes en le faisant glisser et se transformer sans arrêt dans tous les sens, genre de métamorphose constante de la musique.

L'histoire de Pushkine est également superbe et inattendue, une histoire d'amour compliquée assez habituelle, des personnes qui en aiment d'autres mais ne sont pas aimés en retour, une rivalitée entre amis pour une femme qui mène à un duel et la mort de Lenki avant le dernier acte laissant Onegin à sa vie insatisfait.

Les deux rôles masculins étaient excellents. Pavol Breslik est taillé pour jouer Lenski, tout est géniale, voix, technique, émotions, jeu d'acteur, intensité dramatique, apparence, langage corporel, la grande star. J'ai également adoré Peter Mattei en Onegin, quelle voix sublime, douce et naturelle! Impressionnant!

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